| SUBPRIMES EN FRANCE ? Pas de crise de crédit dans l’Hexagone mais des prêts à taux révisables et donc hausses de mensualités pour 100.000 ménages n’aidera pas les 15% des ménages français qui disent avoir déjà des difficultés à rembourser leurs dettes. |
Y-a-t-il un danger de voir l’enchainement de produits à l’américaine (teaser rates etc.) en France ? La Banque de France réfute l’idée d’une crise de crédit pour les particuliers français et la BIPE confirme que le comportement des banques ne change pas. Voir aussi le liens vers le rapport d’octobre 2007 sur le surendettement des particuliers du Conseil économique et social.
LA BANQUE DE FRANCE REFUTE L’IDEE D’UNE CRISE DE CREDIT DANS L’HEXAGONE
Selon Christian Noyer, il n’y a pas lieu de croire en une crise du crédit en France à cause de la crise des « subprimes ». Dans un entretien publié sur le site de Paris Match, le gouverneur de la Banque de France reconnaît bien une diminution de la distribution de crédits immobiliers. Qu’il explique par « plusieurs raisons » : étant donné les dernières hausses des taux directeurs de la Banque centrale européenne, « le prix de l'argent a remonté depuis un an », rappelle-t-il. « Ensuite, les prix de l'immobilier ont beaucoup augmenté, ce qui rend plus difficile l'achat d'un logement puisqu'on ne peut pas indéfiniment allonger la durée d'un crédit ». Pour la Banque de France, les « tensions sur les conditions » d'octroi de prêts n’ont donc rien à voir avec la crise financière.
ETUDE BIPE
Les 21 responsables crédit aux particuliers interrogés pour l'étude réalisée par la BIPE avec le courtier en ligne Empruntis, intitulée 2008, annus horribilis? ont unaniment déclaré que les banques n'ont pas renforcé leurs critères de financement (revenu et endettement des ménages, durée du prêt) en raison de la crise du "subprime". En dépit de la dégradation de la solvabilité des ménages, le crédit aux particuliers est un crédit que les banques continueront à faire, car le credit crunch ne toucherait que les entreprises. Voir lien ci-dessous
------------------------
ET SI LA FRANCE AVAIT ELLE AUSSI SES SUBPRIMES ?
Les prêts à taux révisables accordés massivement aux ménages français depuis 2004 constituent en effet une véritable bombe à retardement. D’après les calculs de Meilleurstaux.com, plus de 100.000 ménages pourraient être concernés par des hausses de mensualités pouvant atteindre 20%. Toujours selon leurs calculs, pour un prêt de 150.000 euros sur 30 ans, le taux d’intérêt devrait augmenter d’environ 2%. Résultat : les mensualités pourraient augmenter de 200 euros environ soit 8% des revenus des ménages.
La situation est d’autant plus explosive que les prêts révisables sont le plus souvent accordés aux ménages aux revenus modestes dont le taux d’endettement dépasse souvent 33% de leurs revenus et qu'ils s’étalent sur 30 ans. Ce qui rend impossible un allongement de la durée de l’emprunt qui pourrait alléger les remboursements. Certes, ce type de prêts a permis à de nombreux particuliers d’accéder à la propriété en permettant d’emprunter davantage alors que le prix de la pierre atteignait des niveaux exorbitants. Mais il est certain qu’un bon nombre d’emprunteurs ont été abusés par des commerciaux aux techniques troubles. Surtout en leur dissimulant que le loyer de l’argent au moment de l’emprunt se situait à un niveau très bas et qu’une hausse des taux était inévitable. Mais aussi en émettant de préciser qu’une hausse des taux entraîne mathématiquement une hausse des mensualités.
Alors que le nombre de dossiers de surendettement continue d’augmenter, malgré la loi Borloo de 2003, la pile n’a pas fini d’augmenter. Déjà 700.000 ménages étaient en cours de procédure de désendettement selon le baromètre de la Banque de France. Mais à regarder de plus près, le problème est encore plus important : 15% ménages français disent avoir des difficultés à rembourser leurs dettes, soit 7,5 millions de personnes. |
| ID: |
40973 |
| Auteur(s): |
SCR |
| Date de parution: |
19/02/08 |
|
|
|
|
| | |
Created: 27/02/08. Last Changes: 27/02/08. Information concerning property and copy right of the content will be given by the Institut For Financial Services (IFF) on demand. A lack of explicit information on this web site does not imply any right for free usage of any content. |