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COMMUNIQUE DU PARLEMENT EUROPEEN:
LE CREDIT A LA CONSOMMATION SERA BIENTOT EUROPEEN
(14-01-2008 - 12:26)
Pour acheter des meubles, une voiture ou un lave-vaisselle, deux européens sur trois ont recours au crédit à la consommation. Mais le marché reste d’abord national : les banques et autres institutions financières d’autres pays européens n’offrent pas de prêt. Cela pourrait bientôt changer : les députés européens votent cette semaine sur un projet d’ouverture du marché du crédit à la consommation. Votre prochain achat sera-t-il financé par une banque portugaise ou finlandaise ?
En janvier 2007, 13% de tous les prêts accordés dans la zone Euro de l’Union Européenne concernaient des crédits à la consommation, pour un montant de 588 milliards d’euros. Un marché important qui, jusqu’à présent, restait surtout national.
Sachant que les taux d’intérêts pratiqués varient grandement d’un pays à l’autre (la Finlande prêtant à un taux moyen de 6%, tandis que les Portugais payent en moyenne 12% d’intérêts), que va concrètement changer le projet législatif qui sera voté mercredi ?
VERS DES REGLES COMMUNES POUR LE CREDIT A LA CONSOMMATION
Le projet législatif sur lequel les députés vont se prononcer cette semaine n’est pas nouveau : il a été initié en 2002. Après cinq ans d’intenses discussions, il pourrait être définitivement adopté mercredi.
Au cœur du projet, il y a la volonté d’européaniser le marché du crédit à la consommation. Ainsi, pour un crédit d’un montant situé entre 200 et 75 000 euros, les consommateurs européens pourraient choisir la meilleure offre d’un établissement bancaire (ou autre institution financière) installé dans leur pays ou dans un autre Etat-membre de l’Union Européenne. Un Belge pourra donc contracter un crédit à la consommation dans une banque allemande, par exemple, s’il estime que son taux et/ou ses conditions sont les plus intéressants.
Pour mieux informer le consommateur et faciliter son choix, les informations concernant les taux pratiqués et les conditions d’octroi du crédit seront standardisées : il sera par exemple plus facile de calculer le Taux Annuel Effectif Global (TAEG), afin de mieux comparer les offres. Le prêteur devra aussi informer clairement son client des avantages et inconvénients de son offre de prêt. Dernières dispositions : le consommateur aura 14 jours pour se rétracter et le montant des pénalités imposées en cas de remboursement anticipé du prêt sera fixé.
ÂPRES DISCUSSIONS SUR LE REMBOURSEMENT ANTICIPE…
C’est d’ailleurs ce dernier point qui a suscité le plus de controverses entre les députés des différents groupes politiques. Quelles compensations une banque pourra-t-elle demander à son client s’il souhaite rembourser de manière anticipée son prêt ? Selon le projet mis aux voix, ces compensations devront être « équitables et objectivement justifiées » et ne pourront excéder 1% du montant du crédit faisant l'objet d'un remboursement anticipé.
Trop de frais néanmoins ? L’auteur du projet de rapport, l’Allemand Kurt Lechner (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens), craint que la nouvelle législation européenne implique des coûts supplémentaires pour les consommateurs. Il estime que l’approche des Etats-membres (avec lesquels les députés doivent trouver une position commune) est « beaucoup trop compliquée » et que « les consommateurs seront inondés d’informations ». Les négociations ont donc échoué, la semaine dernière, pour parvenir à un accord avec le Conseil (où sont représentés les 27 Etats européens).
Ce que regrette l’Allemande Evelyne Gebhardt (Parti Socialiste Européen) : elle a déjà annoncé que les Socialistes, les Libéraux et les Verts déposeront des amendements au projet de rapport de Kurt Lechner, dans le sens d’un compromis avec les Etats-membres.
…ET SUR LE SURENDETTEMENT
Mais le projet législatif suscite aussi des inquiétudes quant au surendettement : ouvrir le marché du crédit à la consommation ne va-t-il pas favoriser la spirale infernale du surendettement pour des consommateurs friands de crédits à taux faibles ? Les établissements prêteurs devront certes vérifier la solvabilité de leurs clients, mais pour certaines associations de consommateurs, les conditions ne sont pas suffisamment strictes.
Pour Kurt Lechner, le problème du surendettement ne relève cependant pas du domaine législatif : « On ne peut pas empêcher par la loi que des gens soient surendettés…à moins d’interdire qu’ils ne contractent des crédits ! ».
Vous voulez en savoir plus ? Ne manquez pas le débat dans l’hémicycle, à suivre en direct sur notre site mardi 15 janvier dès 10 :00 (CET). Le vote aura lieu mercredi midi.
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COMMENTAIRE DU BEUC:
CONSUMER CREDIT : CONSUMERS AT RISK
(Contact: Levi Nietvelt, Caroline Hayat, 08/01/2008)
In the context of the ongoing negotiations between the three Institutions on the proposal for a Directive on Consumer Credit, BEUC, the European Consumers’ Organisation, is calling on decision makers and especially MEPs to turn the tide, and not water down any further the protection and the positive points seen in the Council’s Common Position.
There are a number of points which we find worrying, particularly the fact that:
- The scope of this directive is too narrow: in particular, overdrafts and equity releases are not covered.
- The provisions on lenders’ liability, which are essential to protect consumers against overindebtedness, are not adequately addressed.
- More importantly, the provisions on early repayment are much too vague on the issue of lenders’ rights to compensation. There is a real danger that when put into practice, they would leave consumers with no possibility of early repayment and financial mobility. These provisions are completely unacceptable, and if they remain unchanged, this directive will have been a complete waste of time.
- Moreover, we are afraid that the decisions which are taken now will influence the forthcoming debate on mortgage credit; another area where we have been waiting all too long for binding legislation.
“We have been waiting for five years for legislation to put an end to the numerous problems which consumers are facing on a daily basis; unless MEPs change their approach, this directive will prove to be useless; worse, some of the best national consumer protection measures could even be removed” declared Monique Goyens, Director General of BEUC.
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GUARDIAN COMMENT:
EU STATES AGREE RULES ON CONSUMER CREDIT
(By Huw Jones, Friday January 11 2008)
BRUSSELS, Jan 11 (Reuters) - European Union states agreed to a deal on new consumer credit rules on Friday, backed by two of the biggest parties in the European Parliament, a document obtained by Reuters showed.
The draft rules cover personal loans worth between 200 and 75,000 euros ($295 to $110,000) and are intended to open up the market across national borders, but discussions have been bogged down since 2002. "The EU states have agreed a compromise that is similar to amendments tabled by the Liberals and the Socialists," the source in the EU assembly said.
Representatives of EU states and the European Parliament had again failed on Thursday to cut a deal ahead of a key parliamentary vote next week, having failed to agree on how to compensate a loan company when a consumer wants to repay early.
Ambassadors from EU states met on Friday and agreed to a revised text on early repayments that is effectively identical to one later put forward by the Liberals and the Socialists. Under the deal, member states would be given flexibility over compensation policy at national level.
"Any compensation shall not exceed the amount of interest the consumer would have paid during the period between the early repayment and the agreed date of termination of the credit agreement," a document outlining the position agreed by EU states on Friday said.
Kurt Lechner, the German centre-right European People's Party lawmaker who is steering the bill through parliament, had wanted less flexibility for EU states and more say for the credit firms, an EU source said.
EU Consumer Protection Commissioner, Meglena Kuneva, urged lawmakers to vote through the deal.
"I look forward to parliament making the right decision next week for the consumer by endorsing this agreement," Kuneva told Reuters.
"The proposed new rules aim to break open the 800 billion euro consumer loans market which remains largely fragmented into national markets denying consumers choice and more competitive prices," Kuneva said.
In a move to win over more lawmakers, EU states also agreed on Friday to the assembly's request to delete from the measure the right for the consumer to obtain a copy of the draft credit agreement free of charge before it is signed.
EU states also agreed to parliament's request to delete a requirement to indicate in the credit contract the charges that apply in the event of late payments in some cases.
EU lawmakers vote on the draft consumer credit directive next Wednesday, and to obtain the needed qualified majority, backing from some members of the EPP party will also be needed, which EU member state and assembly officials said looked likely. (Additional reporting by Darren Ennis, editing by Dale Hudson/Will Waterman)
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EU Observer COMMENT:
EU CAPITALS AND MEPS WRANGLE OVER CONSUMER CREDIT RULES
(11.01.2008 - 08:59 CET | By Renata Goldirova)
EUOBSERVER / BRUSSELS – The European Union is set to end a five-year long legislative process aimed at reducing differences in 27 national consumer credit rules. But EU capitals and MEPs are still locked in a dispute over a key part of the controversial bill.
The consumer credit directive, tabled by the EU's executive body in autumn 2002, is designed to boost the European market by allowing all of its customers to benefit from bank products that are not available in their own country.
Currently, the market in consumer credit is predominantly national, as the legal situation varies greatly from one member state to another.
According to the proposal, consumer credit contracts should be harmonised in a number of key areas, such as pre-contractual information, contractual information, the right to withdraw or pay off a loan early.
EU member states and MEPs, however, have fought a fierce battle over all points, with German conservative Kurt Lechner saying the overall result is unsatisfactory.
Mr Lechner, who is in charge of the dossier in the parliament, criticised governments for defending only their national interests, while forgetting the overall EU perspective. "They were all saying 'I have the best spices for this meal', even though the final result is not eatable", he said.
Negotiations between member states and the parliament are now entering a decisive phase, focusing mainly on the consumer's right to pay off loans early and the lender's right to demand compensation.
EU capitals suggest the creditor should determine the level of compensation, although there would be a ceiling, depending on whether the period of time until the normal termination of the credit agreement exceeds one year or not.
On the other hand, EU lawmakers are calling for greater flexibility, suggesting the creditor may gain "fair and objectively justified" compensation for possible costs directly linked to early repayment of credit.
According to one diplomat, the Slovenian EU presidency has tabled a fresh compromise proposal, which will be discussed later today (11 January).
The legislative piece is to be voted by MEPs next Wednesday (16 January).
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COMMENTAIRE DE EURACTIV:
VOTE INCERTAIN SUR LES REGLES SUR LE CREDIT A LA CONSOMMATION
(Publié: vendredi 11 janvier 2008)
L’issue du vote du Parlement qui aura lieu dans les prochaines semaines sur la directive sur le crédit à la consommation reste incertaine. En effet, les négociations avec le Conseil n’ont pas abouti à un accord, alimentant la rumeur selon laquelle la procédure de conciliation serait la dernière chance de cette loi hautement controversée.
CONTEXTE:
Le 10 décembre, la commission parlementaire du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) a voté 236 amendements sur la directive proposée par la Commission en 2002. Le taux des crédits à la consommation varie actuellement de 6 % en Finlande à 12 % au Portugal. Deux Européens sur trois ont recours aux crédits pour acheter des meubles, une machine à laver ou une voiture. Cependant, peu de consommateurs européens devraient bénéficier des règles harmonisées en la matière, dans la mesure où le crédit à la consommation reste une question locale, moins de 1 % des transactions menées actuellement étant transfrontalières.
ENJEUX:
Le dernier cycle de négociations entre le Conseil et le Parlement le 10 janvier n’a pas permis d’aboutir à un accord. La question du remboursement anticipé reste la dernière pierre d’achoppement. Si le Conseil n’approuve pas le texte voté par les eurodéputés mercredi 16 janvier, la directive devra passer en procédure de conciliation. D’après certaines sources au Parlement, c’est pratiquement inévitable. Les nouvelles règles permettront une harmonisation du marché des crédits à la consommation, un marché de 800 milliards d’euros. Les consommateurs européens bénéficieront des mêmes droits et des mêmes normes en matière d’information et pourront comparer les offres dans l’ensemble de l’UE. L’un des principaux objectifs de la directive est la protection des consommateurs contre le surendettement. Afin de l’éviter, l’information fournie par le prêteur doit permettre à l’emprunteur de prendre une décision responsable et le prêteur doit avoir accès aux informations concernant la solvabilité de l’emprunteur. De plus, l’information accompagnant la signature du contrat facilitera le calcul et la comparaison du coût total du prêt en utilisant le taux annuel effectif global (TAEG) comme base de calcul. De même, les définitions de l’autorisation de découvert seront harmonisées. La directive donne également le droit de rembourser son prêt de manière anticipée et fixe, le cas échéant, les règles sur le calcul des paiements de compensation au prêteur. Cependant, le niveau d’harmonisation et le calcul de la compensation reste la principale pomme de discorde dans les négociations entre le Parlement et le Conseil.
POSITIONS:
Le BEUC, le Bureau européen des unions de consommateurs, a averti les eurodéputés de ne pas affaiblir les règles en matière de protection des consommateurs. Le BEUC estime les dispositions bien trop vagues, particulièrement sur le remboursement anticipé. Monique Goyens, directrice générale du BEUC, a déclaré que les organisations de consommateurs ont attendu pendant cinq ans une législation pour mettre fin aux nombreux problèmes quotidiens des consommateurs. A moins que les eurodéputés ne changent d’approche, cette directive sera inutile. Kurt Lechner (PPE-DE), rapporteur du Parlement pour la directive sur le crédit à la consommation, a sérieusement remis en cause l’utilité de cette directive, dans l’état actuel des choses. D’après lui, les règles votées par la commission parlementaire imposent une surcharge d’informations et de bureaucratie et entraîneront une augmentation des prix pour les consommateurs. En revanche, Kurt Lechner reconnaît que l’harmonisation des règles bénéficierait au secteur bancaire en facilitant les opérations transfrontalières.
DEVELOPPEMENTS RECENTS ET PROCHAINES ETAPES:
- 15 janv. 2008 : débat sur la directive relative au crédit à la consommation au Parlement.
- 16 janv. 2008 : vote au Parlement en seconde lecture.
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| ID: |
40771 |
| Auteur(s): |
SCR |
| Date de parution: |
13/01/08 |
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Created: 15/01/08. Last Changes: 15/01/08. Information concerning property and copy right of the content will be given by the Institut For Financial Services (IFF) on demand. A lack of explicit information on this web site does not imply any right for free usage of any content. |