CRÉDIT RESPONSABLE - LES QUATRE PRINCIPES DE CETELEM:
Nous invitons le grand distributeur du crédit à la consommation en Europe continentale à discuter de son concept avec la Coalition Européenne du Crédit Responsable (ECRC) lors de sa deuxième conférence en Septembre 2007 à Bruxelles |
La Coalition Européenne du Crédit Responsable (ECRC) une coalition des organisations sociales concernée par le crédit à la consommation a définie sept principes du crédit responsables (voir lien en bas de page). Il est intéressant de comparer le concept de Cetelem avec notre concept. Tous les deux se concentre sur la menace du surendettement. Tous les deux incluent les risques et le temps du remboursement dans leurs soucis. En plus, les quatre principes de Cetelem rentrent bien dans ces sept principes d’ECRC. Les questions qui se posent sont surtout si les moyens pour arriver a ces buts sont les mêmes, comment la pratique répond à ces exigences, et si Cetelem a raison quand elle reproche les organisations des consommateurs de freiner l'accès au crédit productif en France?
Nous présentons les principes de CETELEM ici.
QUATRE PRINCIPES DU CRÉDIT RESPONSABLE: COMPARER LE PROGRAMME DE CETELEM AVEC LES SEPT PRINCIPES DU CRÉDIT RESPONSABLE DE L’ECRC
"1. LUTTER CONTRE LE SURENDETTEMENT, c’est :
- consulter systématiquement le fichier desincidents de paiements (FICP) à chaque demande de prêt ;
- s’assurer de la cohérence du projet et vérifier la solvabilité du demandeur via l’étude des justificatifs fournis (justificatifs d’identité, de domiciliation, de revenus, de charges, de destination des fonds…);
- déterminer la mensualité adaptée au budget de chaque demandeur (signature par le demandeur de son point budget);
- savoir dire non quand c’est l’intérêt du demandeur;
- sélectionner de façon rigoureuse les distributeurs (commerçants) habilités à proposer des formules de crédit Cetelem
- et suivre en permanence la qualité de leur production.
2. FAVORISER L’ACCES
au crédit au plus grand nombre, c’est :
- développer la multicanalité afin que chaque client puisse choisir son mode d’accès à Cetelem : téléphone, Internet, courrier et lieux de vente;
- proposer la formule de prêt la mieux appropriée à la demande : prêt personnel, carte, offre packagée avec services… Cetelem étant le multispécialiste du crédit;
- proposer les taux les plus compétitifs selon le type de contrat souscrit ;
- contribuer à développer le micro-crédit social, en partenariat avec des associations.
3. ACCOMPAGNER EN SOUPLESSE CHAQUE CLIENT, C’EST :
- répondre à toute demande d’un client souhaitant réviser sa mensualité à la
hausse ou à la baisse ;
- accepter de modifier la date de prélèvement des mensualités, à la demande du client;
- autoriser deux reports d’échéances par an;
- savoir, dans l’intérêt de l’emprunteur, réaménager sa créance;
- gérer intégralement les actions de recouvrement amiable de créances, via des collaborateurs Cetelem spécialement formés au dialogue et en recherche de solutions personnalisées ;
- considérer tout emprunteur en difficulté comme un client à part entière qu’il faut accompagner avec objectivité et respect.
4. PRENDRE EN CHARGE CHAQUE CLIENT EN DIFFICULTE, C’EST :
- faire fonctionner une structure nommée CAPE « Centre d’Aide au Particulier
Endetté » créée par Cetelem. Elle est animée par des collaborateurs dont la mission
est d’être les interlocuteurs des clients en difficulté et des secrétariats de la Banque de France pour la mise en place de plans amiables;
- désigner et former les collaborateurs Cetelem qui siègent aux commissions de surendettement. Leur rôle est de participer activement avec les autres membres (Préfets, Trésor Public Général, Directeur de la Banque de
France, Directeur des services fiscaux, Représentants des associations de consommateurs) au bon traitement
des dossiers de surendettement tel que prévu par la loi Neiertz du 31/12/1989. Cetelem est à ce titre la
société spécialisée la plus représentée dans ces commissions."
MANQUE D'ACCES AU CRÉDIT EN FRANCE: LA FAUTE DES ORGANISATIONS DES CONSOMMATEURS?
"Le crédit à la consommation est l’un des moteurs de la croissance économique. Et pourtant,
malgré une légère accélération de la demande en 2005, et malgré le niveau très bas des taux d’intérêt, les
Français s’en servent beaucoup moins que leurs voisins d’Europe du Nord et des îles britanniques. Et, depuis cinq ans, la progression de la demande est plus forte en Espagne et en Italie. C’est que, chez nous, dès qu’on prononce le mot de crédit, les associations de consommateurs et les élus agitent aussitôt le chiffon rouge du surendettement. Les distributeurs de crédit seraient tous d’affreux grigous poussant les malheureux particuliers au crime pour satisfaire l’insatiable besoin de dividendes de leurs actionnaires."
Sait-on cependant que dans trois cas sur quatre, le surendettement n’est pas dû à des excès commis par les personnes endettées, mais à des accidents de la vie, comme le divorce ou le chômage, qui les privent subitement d’une partie de leurs revenus. De tels accidents, on ne peut pas les prévoir. On peut en revanche en limiter les effets dramatiques. Tel est l’un des objectifs du "crédit responsable", une approche originale développée à grande échelle par Cetelem, le leader européen du secteur. Le crédit responsable, ce sont quatre engagements et trois indicateurs régulièrement publiés. Au titre des engagements de l’établissement figurent en priorité la fameuse lutte contre le surendettement, mais aussi l’accès du plus grand nombre au crédit, l’accompagnement du client pendant le déroulement de son dossier et notamment le réaménagement voire le report de ses échéances, et enfin, la prise en charge, au sein d’une structure spécialisée, des clients en difficulté.
TRANSPARENCE: LES TROIS INDICATEURS DE CETELEM
Quant aux trois indicateurs, un : Cetelem a refusé en 2005 31 % des demandes de crédit, un chiffre très stable, mais élevé. En revanche, deux : 94 % de ses dossiers n’ont aucun incident de paiement. Enfin, trois : le taux de risque pris par l’établissement, c’est-à-dire les montants qu’il ne récupère pas, a baissé en 2004 puis en 2005 pour atteindre moins de 2 % des encours. C’est dire qu’on peut effectivement exercer ce métier utile de manière responsable. »
«Le Cetelem s’est engagé, mercredi 26 avril 2006, à publier tous les ans ses trois indicateurs du « crédit responsable » : le taux de refus des demandes de crédit (31 % en 2005) ; le pourcentage des incidents de paiement (6 % des dossiers) ; le taux de risque (1,64 %).» |
| ID: |
39294 |
| Auteur(s): |
iff |
| Date de parution: |
09/01/07 |
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Created: 10/01/07. Last Changes: 29/01/07. Information concerning property and copy right of the content will be given by the Institut For Financial Services (IFF) on demand. A lack of explicit information on this web site does not imply any right for free usage of any content. |