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Exclusion sociale, prêt abusif, taux plafonds contre l’usure : - Les prêteurs aux prix élevés sont-ils le constat d’une externalisation par les grandes banques des pratiques commerciales désagréables? – DOOD apporte des informations de font sur les actionnaires de Provident
L’établissement financier non-bancaire anglais Providential prête aux personnes à faible revenu des crédits à des taux supérieur à 100% TEG (taux effectif global annuel). L’octroi de tels crédits serait interdit dans la plupart des états du continent européen, car ils opèrent majoritairement sous un système de taux plafonds contre l’usure qui permet environ un maximum de 18% d’intérêt par an. Le gouvernement anglais défend une logique que de tels taux-plafonds mèneraient forcement à l'exclusion bancaire pour les plus pauvres. Cette opinion est aussi partagée par la DG Marché de l’UE, qui dans son optique de libéralisation du marché européen de crédit à la consommation, et ses efforts dans cette direction, soutient l'idée que ces taux-plafonds sont un obstacle au libre-échange et devraient être éliminés du continent. L’exemple de la poursuite judiciaire enregistrée contre l'Italie pour ses taux-plafonds considérés protectionnistes, n’a donc pas vraiment surpris grand monde.

Les données empiriques à ce jour, que d’ailleurs le gouvernement anglais a rapportées incorrectement dans son rapport, montrent que les pays avec une application sévère des taux-plafonds sont ceux qui ont les taux d'exclusion les moins élevés, et que ceux qui n’ont pas cette contrainte usurière ont des taux d’exclusion plus élevés. Lorsque les personnes les plus démunis veulent avoir recours à un crédit pour leur permettre de faire le pont jusqu'au temps relativement court avant leur prochaine fiche de paie ou allocation sociale, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ces personnes sont souvent forcées de se tourner vers les « payday loans » (prêts sur jour de paie) qui, si nous devons croire une étude canadienne sur la matière, ne sont rentables aux prestataires qu’à partir de taux de 200% p.a. Pareil pour les utilisateurs qui se tournent vers les cartes de crédit, car elles aussi porteront des taux allant jusqu'à 29% p.a. Contrairement aux sociétés anglo-saxonnes, les personnes à moindre revenu en Europe souscrivent plutôt a un découvert bancaire pour résoudre ce genre de problème de liquidité, ce qui permet au système bancaire non seulement de les garder comme client avec des offres de services à des taux de 10% p.a., mais évite aussi qu’une personne endettée puisse avoir tant de créanciers a en perdre le compte.

Les états membres de l'UE ont donc tendance à maintenir les consommateurs les plus pauvres au sein du système bancaire officiel. D’ailleurs, les établissements bancaires en France et en Belgique sont soumis à une obligation de pourvoir l’ouverture d’un compte bancaire à tout individu le souhaitant. Les banques allemandes, qui pour le moment opèrent sous des règles auto-contraignantes, devront bientôt en appliquées de manière plus ferme depuis que le gouvernement a lui aussi trouvé que celles-ci n’étaient plus suffisantes. Il est à rappeler que la moitié des crédits alloués par les caisses d’épargnes publique opère déjà sous ce cadre juridique. La tendance s’élargie, car les Pays-bas, qui viennent tout juste d’abaissés leur taux d'usure, et la Pologne qui vient d’introduire de tel taux plafonds dans son pays, suivent ainsi l’exemple de l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie et les pays scandinave avant elles.

DOOD qui concentre ses efforts pour attirer l’attention sur l’énorme fardeau financier des pauvres que représente l’endettement britanniques, à révélé comme fausse, l’idée reçu que les grandes banques ne s’occupent pas de servir les pauvres. Les chiffres à la disposition de cet organisme aident à constater que les emprunts chers sont en quelques sortes le résultat implicite d’une sous-traitance des opérations financières de la part des grandes banques. Les mécanismes et les structures qui existent permettent aux banques de bénéficiers des pratiques des prestataires de services para-bancaires sans en être directement impliqué.

D’APRES LE RAPPORT:

En 2004, Provident a fait des paiements totalisant £87 million envers leurs actionnaires. Les actionnaires les plus important ont été identifié dans le rapport annuel de la société (voir tableau ci-dessous). DOOD a ajouté la part des £87 million distribuée a chaque actionnaire en pourcentage en fonction de leurs parts dans la société. Ceci suppose que chaque actionnaire a maintenu son montant des parts au même niveau pendant l’année entière.

ACTIONNAIRES % des actions (£m)

Prudential plc 10,77 (9,3699)
Fidelity International 8,18 (7,1166)
Capital Group 5,05 (4,3935)
Schroder Investment Mgt 3,84 (3,3408)
Newton Investment Mgt 3,70 (3,2190)
Marathin Asset Mgt 3,64 (3,1668)
Bailie Gifford & Co. 3,17 (2,7579)
JP Morgan Fleming A.M 3,04 (2,6448)

ANALYSE DU CAPITAL GROUP:

À la date du 16 février 2006, les participations dans Capital Group ont augmentées jusqu’a 11,25%, ou des dividendes distribués de £9,78 million sur la base de paiements en 2004.

Capital Group est une société d'investissement dans laquelle plusieurs grandes banques ont une participation (voir tableau dessous) :

HSBC (incl. Midland) 6,98%
RBS/Natwest 5.74%
DeutscheBank 4.10%

Supposant que les dividendes de £9,78 million sont partagé sur la base des participations actuelles dans Capital Group, alors HSBC devrait bénéficier de £683.534 et RBS Natwest de £561.752.

Si le même raisonnement est appliqué sur le calcul de la participation pour Fidelity Investments, le montant de £212.000 irait à RBS et £82.000 à HSBC.

ID: 36930
Auteur(s): iff
Date de parution: 27/02/06
   
 

Created: 28/02/06. Last Changes: 17/03/06.
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